LA COMPRÉHENSION DU TEXTE SCIENTIFIQUE : Le cas des étudiants de Laghouat
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Blida 2 Universite-Faculté des Lettres et des langues
Abstract
Durant toute sa scolarité, le français est enseigné à l’élève algérien comme langue
objet : son enseignement se limite donc à quelques heures par semaine.
Cependant, après avoir franchi le seuil de l’université, cette langue devient une langue
support dans la mesure où les savoirs scientifiques se transmettent en français. Pour
apprendre, s’informer et se documenter l’étudiant scientifique devra constamment lire en
langue française. Est-il préparé à cela ?
Comprendre des écrits de sa spécialité dans une langue enseignée jusqu’à-là comme
étrangère n’est pas chose aisée pour lui. Nous constatons alors qu’il rencontre d’énormes
difficultés en compréhension des textes scientifiques. Notre objectif dans la présente étude
est de décrire une situation de difficulté concernant le texte scientifique pour les étudiants
en biologies de l’université de Laghouat.
Notre recherche a pour but de déceler les origines de cette difficulté et de vérifier
les hypothèses suivantes :
1- Les textes scientifiques ont des caractéristiques linguistiques et discursives
qui n’ont pas été mises en évidence explicitement pour l’étudiant ;
2- L’étudiant pratique un type de lecture dont les stratégies sont celles de la langue
maternelle.
Ces hypothèses sont vérifiées à l’aide d’un test de compréhension et d’entretiens semi
collectifs.
Nous concluons sur le fait que l’actuel enseignement du français mène des élèves
dont le français ne fait pas partie de l’environnement quotidien à l’échec dans les matières
scientifiques à l’université, non pour des raisons disciplinaires, mais pour des raisons
linguistiques. Combattre cet échec supposerait de revoir la didactique du français en
Algérie et particulièrement de l’adapter à la variété des situations sociolinguistiques
présente dans le pays.
